tract alternative méthanisation , novembre 2006
Par Groupe Vert le mercredi 15 novembre 2006, 16:26 - Dossier incinérateur - Lien permanent
SI ! LES ALTERNATIVES EXISTENT : LA METHANISATION
Les Verts ont toujours dénoncé le projet Valtom en proposant des alternatives fiables, plus écologiques, plus économiques, existant ailleurs, qu'on peut aller visiter.
La méthanisation traite industriellement la partie organique des déchets (50% environ), tout ce qui est bio-dégradable : déchets de cuisine, de restaurants, papiers cartons souillés, déchets verts, etc... Ces biodéchets sont introduits 3 semaines à 30 ou 50° dans des digesteurs (silos), dans une atmosphère sans oxygène, ce qui accélère la production de méthane et la décomposition des matières ; le digestat qui en résulte est ensuite mis en compostage.
Les usines actuelles ont deux lignes, une pour traiter seulement les biodéchets triés, l'autre les déchets gris, résiduels (la poubelle actuelle). En Europe, une dizaine d'industriels traitent ainsi actuellement 4 millions de t. / an de déchets, en Allemagne, en Espagne, en Italie particulièrement...
Avec un tri efficace en amont, il ne reste alors que peu de déchets ultimes, débarrasés de ce qui est organique, à stocker dans les centres d'enfouissements techniques, toujours nécessaires.
● Un méthaniseur ne crée pas les dioxines, ni les furanes (inexistantes dans nos poubelles) que produit un incinérateur. En évitant ces molécules hautement toxiques, il ne pollue donc ni l'air, ni le sol environnant, ni la chaîne alimentaire ; il évite aussi de polluer l'eau et les sols avec les résidus de combustion chargés de métaux lourds (les mâchefers, soit 30% du poids entrant dans un four) utilisés en sous-couche routière.
Pour la santé publique et l'environnement, la méthanisation apporte une grande sécurité !
● La méthanisation produit à la fois :
du biogaz dont 60 % de méthane ( 60 à 70 m3 / tonne), semblable au gaz naturel, qui peut produire du chauffage (réseau de chaleur), ou de l'électricité (verte), ou du carburant (comme les bus de Lille). Vu la crise à venir du pétrole, c'est une ressource importante.
du compost (400 à 600 kg / t.), à haut pouvoir fertilisant, qui peut avantageusement remplacer les engrais chimiques dont on sait qu'ils menacent notre eau et notre santé.
Alors que l'incinérateur détruit, la méthanisation recycle
et offre une valorisation énergétique et agronomique !
● Un méthaniseur peut stabiliser les déchets en les débarrassant de leur part organique : avec un tri sérieux, il ne reste alors que des déchets réellement ultimes, sans jus (lixiviats), sans odeur.
La méthanisation rend les centres de stockages d'ultimes plus acceptables par les riverains !
● Financièrement, l'agglo de Montpellier construit actuellement un méthaniseur de 200 000 t. pour 68 millions € ; les usines d'Amiens et de Varennes-Jarcy fonctionnent à 50 et 60 € la tonne. Le projet Vernea coûte 148 millions d'euros pour 170 000 t. et son fonctionnement reviendrait à une centaine d'euros / t. !
Contribuables, comparez !
La méthanisation a un coût d'investissement et de traitement très avantageux !
● Un méthaniseur prend peu d'espace, ne produit aucune émission gazeuse, olfactive, ni sonore. On peut l'implanter facilement, même dans un cadre urbain, comme à Fribourg, à côté d'un restaurant.
La méthanisation ne gêne pas les riverains !
● La méthanisation permet une codigestion avec d'autres déchets : les déchets agricoles ou agro-alimenatires (lisier, fumier, moûts de vendanges, déchets de laiterie, d'huilerie,de sucrerie...), les boues de stations d'épuration, les papiers cartons de la filière DIB...
La méthanisation peut traiter globalement des déchets de différentes filières,
sur un bassin de vie donné, de citoyens responsables !
Depuis plus de trois ans les Verts Puy-de-Dôme proposent au préfet, au conseil général, aux maires, ces solutions de bon sens qui répondent aux oppositions justifiées des riverains d'incinérateur, des riverains de C.E.T. fourre-tout, et des citoyens soucieux d'écologie et d'économie.
Il faut un moratoire ! Le conseil général doit réviser le plan départemental des déchets !
Commentaires
Qu'est-ce qu'on fait des petits bouts de plastiques sales?
amicalement
Jean-Pierre Espéret
Si les "petits bouts de plastiques sales" ne sont pas préalablement ôtés de la masse organique des déchets lors d'un premier tri mécanique, ils se retrouvent séparés du digestat après la phase de méthanisation lors de l'étape d'affinage par voie humide.
Cette part résiduelle de particules plastiques ou métalliques peut alors être recyclée selon les capacités techniques et financières du moment ou le cas échéant, mis en CSDU.
Environnementalement,
Eddy Lebon