IDEE FAUSSE N°1 :

"Le bois-énergie, ça coûte cher"

Un surcoût à l’investissement..

La construction d’une chaufferie bois présente des coûts d’investissement élevés inhérents à la nature du combustible qui nécessite des équipements spécifiques : infrastructures de voirie (aire de livraison et retournement des camions), génie civil (bâtiment chaufferie et stockage de combustible), systèmes d’alimentation des chaudières biomasses.

A ceux-ci peuvent se rajouter le coût du réseau de chaleur dans le cas d’une chaufferie centrale raccordée à plusieurs bâtiments (environ 300 à 500 €/ml réseau).

Le développement de la filière bois-énergie devrait, dans les années à venir, induire une baisse des coûts des équipements (fabrication en grande série, marché plus concurrentiel).

Mais des aides à l’investissement..

Dans l’objectif de développer l’usage du bois-énergie et de compenser le surcoût d’une chaufferie bois, les pouvoirs publics ont mis en place plusieurs dispositifs de financement intégrant des aides à la filière bois-énergie : Contrat de Projet Etat-Région, Fonds chaleurs, appel à projets CRE…

En Auvergne, le dispositif actuel de financement CPER garantit au maitre d’ouvrage un temps de retour entre 8 et 12 ans suivant le type de projet (avec ou sans réseau de chaleur) et les caractéristiques du combustible (bonification à l’utilisation de plaquettes forestières).

Une énergie compétitive (maîtrise des coûts d’exploitation et stabilité des prix)

Le combustible bois est une énergie économique, avec un prix du kWh 2 à 5 fois moins cher que les énergies conventionnelles (gaz, fioul, électricité). Cet écart compense largement les surcoûts d’entretien et de maintenance des chaufferies bois. A moyen ou long terme, le chauffage au bois s’avère plus compétitif que les énergies fossiles car présentant une meilleure stabilité dans le temps. Le coût de l’énergie issue d’un réseau de chaleur bois se décompose ainsi :

1/3 amortissement investissement (annuités constantes)

1/3 coûts d’exploitation (indexés au coût de la main d’ouvre)

1/3 achat combustible bois + appoint

A comparer au coût de l’énergie d’une chaufferie conventionnelle qui dépend à 80% du coût des énergies fossiles (forte instabilité des prix).

Une énergie créatrice d’emplois

Le développement de la filière bois-énergie contribue à la valorisation d’une ressource locale, à la création d’emplois. Il est couramment admis que l’utilisation du bois-énergie génère 4 à 5 fois plus d’emplois que les énergies fossiles.

L’offre d’une énergie « bon marché » contribue au renforcement de l’attractivité des communes rurales, notamment celles qui ne sont pas desservies par le réseau gaz naturel.

Elle permet également de lutter contre la précarité énergétique des ménages à faibles revenus.