IDEE FAUSSE n ° 3

Les panneaux photovoltaïques nécessitent plus d’énergie pour leur fabrication qu’ils n’en produisent

L’analyse du cycle de vie des différentes filières montre que c’est de très loin la consommation d’énergie nécessaire à la fabrication des modules qui génère le plus fort impact sur l’environnement. Le « temps de retour énergétique », c’est-à-dire le temps mis par un système en fonctionnement à rembourser cette énergie, est donc un indicateur essentiel.

Pour le silicium cristallin (95 % du marché), les publications scientifiques mondiales s’accordent sur un temps de retour inférieur à quatre ans, pouvant être réduit de moitié dans les prochaines années, à mettre en regard d’une durée de vie «physique» de trente ans actuellement, avec une tendance à l’augmentation. Matériau stable et présent dans la nature en très grande quantité, le silicium ne présente aucun danger par lui-même pour l’environnement.

Par contre les process industriels de purification et d’encapsulation nécessitent l’utilisation de substances potentiellement dangereuses : rejets chlorés pour le raffinage, polyéthylène-glycol pour le sciage, pâtes métalliques à l’aluminium, à l’argent ou au plomb pour la sérigraphie, soude et produits fluorés, chlorés ou phosphorés pour la fabrication des cellules, fluor dans les polymères des faces arrière des modules. L’utilisation de tous ces produits, d’usage courant dans de nombreuses industries, doit bien entendu être surveillée de très près pour éviter tout rejet : c’est l’objet des certifications ISO 14 000 dont toutes les usines photovoltaïques sont aujourd’hui dotées, sauf peut-être quelques-unes situées en Chine.