1. Une politique énergétique exemplaire (lire ci-dessous)

2. Des objectifs de lutte contre le changement climatique (cliquer sur ce titre pour accéder à l'article suivant)


1. Une politique énergétique exemplaire

Que ce soit pour sa production d’énergies renouvelables (solaire ou bois énergie) ou pour ses actions de maîtrise de l’énergie, Clermont-Ferrand est régulièrement récompensée pour sa politique énergétique. Le 1er Prix National reçu fin septembre au Congrès de la FNCCR  [1] souligne l’avance que la Ville possède en matière de Certificats d’économie d’énergie. Ces certificats symbolisent les économies déjà réalisées ; ils ont une valeur marchande qui permettra de financer de nouveaux travaux à l’avenir, notamment des mesures sociales d’accès à l’énergie.

Autant de succès et de perspectives qui sont le résultat du travail des élus Verts depuis plus de 10 ans.

Longtemps détentrice du record de surfaces installées en photovoltaïque en France grâce en particulier aux installations sur les Services Techniques avenue du Limousin et sur les ateliers de la SMTC à Champratel, la Ville se distingue également par sa politique de maîtrise de l’énergie.

Ainsi, chaque fois que la Ville entreprend des actions de maîtrise de l’énergie, c’est bien connu, elle allège sa facture énergétique et elle évite autant de gaz à effet de serre. C’est non seulement une signe de bonne gestion, mais aussi une réelle action de préservation des ressources naturelles. Et grâce au dispositif des Certificats d’économie d’énergie instauré il y a 3 ans les économies réalisées prennent une valeur qui peut s’échanger sur un marché des économies d’énergie. Explication…

Prenons l’exemple des travaux d’isolation engagés par la Ville depuis 2006 sur 6 groupes scolaires = ils ont généré une économie énergétique estimée à 27 GWh cumac [2] . Et en mettant en place trois chaudières à basse température pour le chauffage de 171 logements, la Ville a économisé 8 GWH cumac de plus. Sans compter 11 GWH cumac enregistrés récemment. Et si l’on prend en compte toutes les actions sur l’éclairage public notamment, le potentiel est estimé par la Ville à 90GWhcumac, signe qu’il y a de la marge.

200 000 € au cours actuel des CEE

Toutes ces consommations énergétiques évitées sont enregistrés auprès de la DRIRE et cela ouvre droit à des certificats blancs, autrement appelés Certificats d’Economie d’Energie. Ces certificats sont valorisables ou échangeables sur un marché – pour le moment virtuel – entre des fournisseurs d’énergie, dénommés les obligés, qui ont un quota d’économies d’énergie à atteindre dans le cadre d’un plan triennal. Pour atteindre leurs objectifs, ces obligés peuvent réaliser les économies de leur propre chef ou acheter les CEE réalisés par d’autres agents comme les collectivités.

Grenelle 2

Actuellement, pour les collectivités, seules sont éligibles aux CEE les actions conduites sur leur patrimoine (écoles, gymnases…). Les associations d’élus (et notamment les élus Verts) demandent que l’éligibilité soit étendue au territoire de la collectivité dans le texte Grenelle 2. cela permettrait de valoriser les subventions données pour l’achat de chaudières par les régions par exemple.

En termes monétaires, les 35GWh déposés (écoles et chauffages) représentent environ 200 000 € au cours actuel du CEE, un cours qui a de fortes chances de s’améliorer dans les mois à venir. La Ville conserve donc pour l’instant ses CEE et prospecte, avec l’Aduhme, les obligés intéressés. Cette politique rapporte donc un triple dividende pour la collectivité :

  • des économies d’énergie (et une baisse des émissions de GES)
  • une recette supplémentaire dans le budget
  • ce qui augmente la capacité d’autofinancement de la Ville et qui réduit donc le besoin d’emprunt et les intérêts à payer en cas de nouveaux investissements. On estime que 1€ investi en économies d’énergie donne 1,5 € mobilisable pour réinvestir dans de nouvelles opérations
C’est l’ensemble de cette politique que le 1er Prix de la FNCCR est venu récompenser, une politique jugée exemplaire et reproductible. Cette récompense résulte d’une politique de long terme, initiée en 1996 par les élus Verts avec la création de l’Aduhme (Agence locale de maîtrise de l’énergie) qui a été le partenaire indispensable de la Ville pour mettre en place un plan de Maîtrise de l’énergie à travers le plan Energie+. L’adhésion au réseau européen d’échanges ‘Energie-cités’ a également contribué fortement aux expérimentations clermontoises en matière d’énergies renouvelables (y compris la captation du biogaz du CET de Puy-Long).

Si l’on regarde les effets des politiques énergétiques conduites sous l’impulsion des élus Verts, on retient que cela a permis de :

- de limiter les consommations d’énergies malgré une hausse des consommations d’électricité liée à la création du tramway et d’équipements neufs : moins 8 % (mais +4% en carburants et + 11% en électricité dans les bâtiments municipaux)

- de limiter la hausse des dépenses malgré l’augmentation des tarifs des énergies : stable depuis 2006

- de réduire notablement les émissions de GES


[1] La FNCCR (Fédération des collectivités concédantes et des régies) regroupe plus de 500 collectivités territoriales, établissements publics, et régies spécialisés dans les services publics locaux d’électricité, de gaz, d’eau, d’assainissement… Le concours est soutenu par l'Ademe.

[2] Le terme cumac signifie que le décompte est « CUMulé / ACtualisé » pour prendre en compte les économies réalisées sur la durée d’un équipement