Dernière minute : l'Abeille superstar à l'Assemblée nationale et à Clermont-Fd
Par Groupe Vert le samedi 3 avril 2010, 12:00 - Actualités - Lien permanent
Suite à un travail commun entre l'UNAF et plusieurs ONG écologistes, un comité de soutien à l'abeille et aux apiculteurs est né à l'Assemblée nationale ce 30 mars. Cette actualité donne encore plus de sens à la décision d'installer des ruches à Clermont-Fd, en partenariat avec le syndicat de l'apiculture (inauguration le 6 avril à 11h au Musée Bargoin).
Pour en savoir plus : www.unaf-apiculture.info
"Près de 400 élus en rangs serrés autour de l'abeille
menacée"
Dépêche AFP du 30 mars 2010
PARIS - Près de 400 élus, dont 186 parlementaires, ont signé mardi à l'Assemblée nationale une Charte de soutien aux abeilles et aux apiculteurs, par laquelle ils s'engagent à renoncer aux pesticides toxiques pour ces butineuses dans leurs collectivités.
"Après avoir survécu à tous les changements climatiques, les abeilles sont
menacées en raison de mutations profondes de l'environnement dues notamment à
des pratiques agricoles inadaptées et particulièrement l'emploi abusif de
produits phytosanitaires", écrivent ces députés et sénateurs, auxquels se sont
joints 200 élus d'Ile-de-France.
Parmi eux, des Verts, tels le député Yves Cochet ou la sénatrice
Marie-Christine Blandin, mais aussi des élus de toutes appartenances et régions
comme Claude Bartolone de Seine-Saint-Denis, Aurélie Philipetti de Moselle,
André Chassaigne du Puy-de-Dôme, François Grosdidier de Moselle et Martial
Saddier, député de Haute-Savoie et auteur d'un rapport sur la filière apicole
en 2008. Plusieurs députés de la majorité comme Patrick Balkany et Joëlle
Ceccaldi-Raynaud (Hauts-de-Seine) font partie des signataires.
Alarmés par le constat selon lequel, "en France, depuis 1995, près de 30 % des
colonies d'abeilles disparaissent chaque année", ils s'engagant "à ne pas
utiliser de produits phytosanitaires toxiques pour les abeilles dans les
espaces verts des collectivités", à "ne pas favoriser la mise en culture de
plantes OGM" et à soutenir une "agriculture respectueuse de
l'environnement"
Cette charte, symboliquement signée mardi à l'Assembée nationale, est une
initiative de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) avec le MDRGF
(Mouvement pour la défense et le respect des générations futures), la Ligue
pour protection des oiseaux et Agir pour l'Environnement notamment. Avec
l'appui des élus, en pleine année internationale de la Biodiversité, ces
associations espèrent "remettre en question l'escalade chimique" qui menace,
estiment-elles, l'ensemble des insectes pollinisateurs.
Or, rappelle la Charte: "Plus de 80 % de notre environnement végétal est
fécondé par les abeilles (et) près de 40 % de notre alimentation (fruits,
légumes, oléagineux...) dépend exclusivement de l'action fécondatrice des
abeilles".
Par ailleurs, l'apiculture française représente 117 millions d'euros de chiffre
d'affaires, près de 100.000 emplois et 2 milliards d'euros
engendrés par l'action pollinisatrice des abeilles.