Un mauvais choix pour la gestion des deniers publics

Le VALTOM porte le projet d'incinérateur et croit détenir un bon argument auprès de la population en disant que, maintenant il serait trop coûteux de revenir en arrière. C'est faux car même en payant des indemnités à l'exploitant initialement retenu (Vernea), l'incinérateur serait un gouffre financier en comparaison du traitement des déchets OPHRYS proposé par Clermont-Communauté. Démonstration à partir de données du cabinet d'études indépendant Calia Conseils...

1- Coût du projet d'incinérateur VERNEA =

* investissement = 360 M€

* fonctionnement :

- en € constants (sans inflation) = 110 à 150€ / tonne / an sur 20 ans, soit 135€ en moyenne

- en € courants = 220 € / tonne / an en 2032

2- Coût du projet OPHRYS =

* investissement = 230 M€

* fonctionnement = 86 € / tonne /an en € constants, et 120€ en € courants en 2032

Faites le calcul ! Avec des données indépendantes (et contrairement aux chiffres fournis par le VALTOM), le projet OPHRYS offre de bien meilleurs rendements, et donc permet une meilleure utilisation des deniers publics, même en considérant la dizaine de millions de dédommagements qui seraient demandés par l'exploitant VERNEA.

Question emploi, l'incinérateur a aussi tout faux

Plusieurs acteurs publics de premier plan reconnaissent que le recyclage des déchets est une filière fortement créatrice d’emplois : selon la Commission Européenne « le traitement de 100 000 tonnes de déchets par le recyclage crée 200 emplois, mais seulement 20 à 40 emplois s’ils sont incinérés et 10 s’ils sont mis en décharge ». Un rapport de l’ADEME abonde dans le même sens « le recyclage est plus pourvoyeur d’emplois que les filières d’incinération et de mise en installation de stockage ».