Le groupe des Verts refuse la vidéosurveillance
Par Groupe Vert le lundi 5 juillet 2010, 11:41 - Actualités - Lien permanent
Lors
du conseil municipal du 24 juin, suite à un vœu de l'opposition (UMP), le
groupe des Verts a fermement condamné le recours systématique à la vidéo
surveillance comme solution efficace à la délinquance en Ville. C'est
l'occasion de rappeler la position du national à ce sujet.
Communiqué de presse des Verts du 13 novembre
2007:
La ministre de l’intérieur a réaffirmé son souhait de doubler le nombre de
caméras de surveillance en France. Elle légitime la mise en place de cette
inquiétante politique à l’aide d’un simple sondage Ipsos favorable à la
vidéosurveillance et loue le modèle anglais qui sert d’étalon pour notre
hypothétique retard.
L’annonce de ce doublement s’accompagne de la mise en place d’une commission
nationale de la vidéosurveillance dont la composition et la mission ne laisse
aucun doute quant à la volonté de déploiement futur de ces systèmes. Cette
commission sera présidée par Alain Bauer, déjà président de l’Observatoire
national de la délinquance (OND ) mais également PDG d’une société de conseil
en sécurité. A qui profite le crime ?
Les Verts rappellent que cette technologie est d’une efficacité relative. Au
mieux, elle engendre un déplacement des infractions. Une note le ministère de
l’intérieur anglais le confirme clairement. En outre, l’équivalent de la CNIL
en Angleterre (ICO ) qualifie de « suicide social » dans son rapport
2007.
En réaffirmant le souhait de doubler le nombre de caméras sur le sol français,
le gouvernement répond avec désinvolture à l’alerte « à la société de la
surveillance » lancée cet été par la Commission National Informatique et
Libertés (rapport de la CNIL du 9 juillet 2007). Cet appel indiquait que cette
« innovation technologique est à la fois porteuse de progrès et de dangers
».
Pour les Verts, la délinquance, l’insécurité ne seront jamais réglées par
l’usage systématique d’une technologie, aussi performante soit-elle. C’est
pourquoi en réponse aux journées de lobbying en direction des élus, organisées
par les grands constructeurs à Strasbourg les 13 et 14 novembre, les Verts,
lors de leur campagne pour les municipales, relaieront l’alerte de la CNIL et
celui de l’ICO qui invite les citoyens à « se réveiller » et à mener sur ce
thème un grand débat pour se réapproprier l’espace public et sa
sécurité...
Les Verts