Hébergement des demandeurs d'asile. Honte à la cinquième puissance économique mondiale !
Par Groupe Vert le mercredi 17 octobre 2012, 09:28 - Actualités - Lien permanent

Nous avons toutes et tous été indigné-e-s et révolté-e-s par l'errance que fait subir actuellement l'Etat aux 55 demandeurs d'asile, dont 32 enfants qui ont ému beaucoup de citoyens ces jours derniers.
Ces demandeurs d'asile qui fuient les violences subies au Kosovo ou en Albanie ont dû quitter les hôtels qu'ils habitaient, très chichement, pour laisser la place à des visiteurs du salon de l'élevage. Ils ont été transportés une dizaine de jours au camping de Sauxillanges, au détriment de la scolarité des enfants et, sans transports, des démarches à entreprendre à Clermont. Un car les a ramenés à Clermont mardi dernier et les a laissés à la nuit tombée sous une pluie glaciale place des Bughes... sans aucune proposition de logement, pourtant promise ! Le 115 étant saturé, en urgence, ils ont dû dormir entassés à même le sol à l'accueil de jour, puis dans la salle municipale de Bien Assis. Une cellule de crise à la préfecture leur a trouvé ce week-end des hôtels à Issoire, et à Clermont, pour quelques jours seulement....
Devant ces situations indignes, devant ces familles avec petits enfants qui dorment souvent dehors dans notre ville, que faire ?
L'accueil des demandeurs d'asile, la proposition de logement décent et adapté sont de la responsabilité de l'Etat. IL doit accepter les demandes d'extension des Centres d'Accueil des demandeurs d'Asile (CADA), cela dépend du ministère de l'Intérieur... Il doit plus financer l'hébergement d'urgence, réellement en fonction des besoins qui malheureusement s'accroissent, en donnant plus de moyen au 115, le numéro d'urgence et d'accueil des personnes sans abri. Il doit maintenir les places hivernales, cela coûterait en France 9 millions d'euros qui ont été refusés à la Ministre du Logement...
L'Etat, les communes aussi, possèdent des bâtiments vides, promis à une démolition,qui peuvent une fois la salubrité assurée, peuvent être utilisés quelques années. Trop de logements sont vides, nous avons institué une taxe sur les logements vacants ; la loi permet aussi, devant l'urgence, de les réquisitionner un temps.
Le gouvernement précédent a eu l'idée saugrenue de n'instruire les demandes d'asile que dans les préfectures de région, ce qui y concentre les hommes et les femmes venu-e-s se réfugier en France. Devant leur détresse, les maires des 21 communes de notre communauté d'agglomération s'honoreraient de se concerter pour peser sur le Préfet représentant de l'Etat, et pour recenser les hébergements possibles.
Nous nous y employons.
Un toit, c'est un droit !
Yves Reverseau
Conseiller municipal et communautaire,
Président du groupe des élu-e-s EE-LV,
Mairie de Clermont-Ferrand, .
Commentaires
J'appuie cette démarche d'EELV pour un abri pour tous. C'est un minimum de respect pour des êtres humains.